samedi 1 août 2026

Lavaredo 2026 : Vengé, mais pas satisfait

Après une première participation chaotique en 2024 (post ici), je revenais au Lavaredo avec l’idée de prendre ma revanche, en passant sous les 18h, voire un peu mieux.

In fine, je termine en 17h50, l’objectif est donc atteint, même si j’ai « galéré » sur la fin, ce qui me frustre quelque peu. A posteriori, et en refaisant l’analyse de ma préparation, cela était prévisible.

Au petit matin, avant d'arriver au Tre Cime

Préparation

La satisfaction de cette préparation aura été d’avoir mêlé intensités et volumes, avec notamment de belles sorties en montagnes. En outre, j’ai eu l’impression de gagner en puissance au fil des semaines, notamment (i) en réussissant à courir dans certaines pentes où je marchais précédemment et (ii) en réalisant un nouveau record en vélo dans la montée du Galibier (lors du Galibier Challenge), en passant sous les 2h10 depuis Saint-Jean de Maurienne.

Néanmoins, avec un positionnement en juin, je n’ai pas pu réaliser une préparation complète comme pour un ultra en août tel que l’UTMB ou Leadville, et après-coup, je pense que c’est ce qui explique ma fin de course compliquée :
  • Pas de semaine de congés en juin pour enchaîner les sorties en montagne et ainsi passer un palier ;
  • Pas de course de préparation en montagne. Idéalement, il aurait fallu réaliser un 60-70 kilomètre deux mois avant, mais cela serait arrivé trop tôt dans l’année. A titre de comparaison, pour l’UTMB en 2022, j’avais couru la Maxi-Race (88 km) et pour Leadville en 2023, je m’étais aligné sur un 70km à Montreux.

Parcours

Le parcours est magnifique, je continue de le recommander vivement. Même s’il n’y a pas le Mont Blanc en arrière-plan, les paysages sont somptueux, et cela m'a donné envie d'y revenir juste pour m’entraîner et profiter.

Toutefois, le parcours du Lavaredo est « vicelard ». Alors que le début est roulant voire très roulant, la seule partie technique arrive au 97ème kilomètre, lorsque la fatigue commence à se faire sentir. J’ai beau y avoir participé deux ans auparavant, j’avais complètement oublié. Sur cette partie, les montées sont plus courtes mais aussi bien plus raides, et les chemins sensiblement moins roulants.


Sur la fin, cramoise


Gestion de la course & Ressenti

Ayant le souvenir d’un début de course en 2024 avec des bouchons dans la première descente, je suis arrivé au départ avec 1 heure d’avance, et ce fut le bon choix pour être bien placé.

Comme souvent, cela part très vite, mais je sais qu’il ne faut pas s’affoler et accepter de se laisser doubler. Au 19ème kilomètre, c’est le premier ravitaillement et je suis pointé à la 351ème place.

Il y a beaucoup de faux plats montants sur ce début de parcours et je suis face à un dilemme : dois-je les courir car les jambes le peuvent, ou dois-je m’économiser pour la suite ? Rétrospectivement, j’ai probablement trop forcé par moment.

La nuit se passe plutôt bien, faisant ma course sans m’occuper des autres et au refuge Auronzo (kilomètre 50) je suis classé 177ème, sans avoir eu l’impression de doubler tant que cela.

Avant le premier lieu d’assistance à Cimabanche (kilomètre 68), il y a un faux plat montant d’environ 5-6 km où j’avais marché en 2024. Je tenais absolument à le courir cette d'année et c’était d’ailleurs un pari avec mon coach. Je me suis tellement chauffé, que j’y suis allé trop fort, et je l’ai payé dans la montée suivante, mais bon, je me suis fait plaisir 😉.

A Cimabanche, ma mère qui me fait l’assistance n’est pas là, et je stresse à l'idée qui lui soit arrivé quelque chose. Je tente de l’appeler mais le réseau ne passe pas. Je perds probablement quelques minutes mais honnêtement ce fût sans conséquence sur le reste de ma course. Finalement, je la croise une centaine de mètre après le ravito.

Mon premier gros coup de bambou va arriver dans la remontée du Val Travenanzes, où j’avais déjà bien souffert en 2024. Il s’agit d’une montée très longue (presque 11 km) où les difficultés se sont acumulées :
  • Ayant probablement trop forcé sur le début de la montée en courant les faux plats montants,j'ai ensuite manqué de force sur la partie finale ;
  • La deuxième partie est en plein soleil, et je suis monté en température.

En arrivant à la deuxième zone d’assistance au col Gallina (kilomètre 98), je prends le temps de m’arrêter quelques instants, espérant me « refaire la cerise ». Sauf que la partie qui suit est technique, mon point faible, et me remet dans le dur. En termes de classement, je suis désormais 113ème, et pour la première fois, j’ai reculé au classement depuis le précédent pointage, et ce n'est pas fini, continuant de reculer jusqu’à la fin de la course ☹.

C’est particulièrement le cas dans la descente finale, où je suis à sec tant au propre qu’au figuré, et me faisant doubler par un grand nombre de coureurs, même s’il s’agit pour la plupart de concurrents du 50 km.

Un Français avec qui j’avais échangé quelques mots dans le Val Travenanzes me reprend et insiste lourdement pour que je termine avec lui. Merci à lui, car sinon j’aurais peut-être été limite pour le sub-18h. Je termine 124ème, ayant reculé de 12 places sur les 25 derniers kilomètres.

A l’arrivée et contrairement à 2024, je reçois une médaille qui esthétiquement est plutôt bof-bof, en plus d'une veste La Sportiva remise avec le dossard.


A l'arrivée


Analyse du résultat

Avec un chrono de 17:50:03, je termine à la 124ème place sur 1.026 finishers / 1.491 partants :
  • Il y a eu près d’un tiers d’abandon. Cela me surprend car cette course me semble plus accessible qu’un UTMB ;
  • Les chronos des meilleurs dans ma catégorie (45-50 ans) sont impressionnants, avec le premier qui termine en 14h32, (21ème au général). Je ne suis que 22ème de ma classe d'âge.

En termes d’indice UTMB :
  • Je côte 627, et c'est une déception, c’est moins qu’à l’UTMB (644) et Leadville (630) ;
  • Pour coter 650, il aurait fallu terminer en 17h13 ;
  • Pour terminer dans les 100 premiers, il faut finir en 17h31 (638 de cotation).

Focus nutrition (reminder pour mes prochains ultras)

Pour la première fois sur ultra, j’étais en 100% liquide, avec l’objectif de tourner à 70 / 80 grammes par heure, avec 50-60 grammes via les gels et purée (2 par heure) et 20 grammes via la boisson d’effort (dosée à 40 grammes par litre).

Concernant les gels et purées :
  • Gels Baouw : mes préférés, aucun écœurement, bien au contraire avec leur base fruitée. Seul bémol, leur poids ;
  • Gels Naak 30g mentholé : validé ;
  • Gels Nduranz 30g « proto » : validé ;
  • Purées Baouw patate douce : cela avait bien fonctionné à l’UTMB en 2022 et je ne les avais pas re-testé depuis. Belle erreur, quelques dégâts gastriques en début de course ;
  • Purée Overstim Butternut : validée.

Concernant la boisson d’effort, j’étais majoritairement en Pyrène et un peu en Overstim. Le gout neutre de Pyrène est vraiment bien, je pense ne prendre que cette boisson sur mon prochain ultra.

Sinon, vu la chaleur annoncée, j’ai opté pour un Camelback plutôt que des flasques. Il y a des inconvénients (pas de contrôle visuel du volume résiduel, oblige à d'enlever son sac pour recharger) mais la plus grande capacité est sécurisante.

Quels enseignements pour la suite ?

Dans mon cas, la récupération d'un ultra est plus aisée lorsque sa durée est inférieure à 24h (cf. Leadville Versus UTMB). Même si j’ai coincé sur la fin, je n’étais pas détruit musculairement (réussissant d’ailleurs à descendre convenablement des escaliers dès le lendemain) et je ne me suis pas retrouvé en sur-fatigue, même si je pense qu’il me faut au moins 3 semaines pour récupérer et repartir sur une nouvelle préparation.

vendredi 10 avril 2026

Run & Ski Valmeinier



C'était l'épreuve "pour le plaisir" de ce début d'année avec un format original, où l'on enchaîne trail puis ski de randonnée.

Je n'avais pas du tout prévu de participer à cette épreuve mais j'ai découvert à mon plus grand plaisir le ski de randonnée en début d'année, et c'était l'occasion de participer à une compétition dans un format accessible pour un débutant comme moi.

Le parcours : De la montée

Pour la partie trail, le parcours débutait juste au-dessus de Saint-Michel-de-Maurienne pour se terminer à Valmeinier 1.600 soit environ 4,5 km et un peu moins de 800 mètres de D+.

Pour la partie ski, il y avait deux options, soit 3 km, soit 5 km, dans les deux cas sur les pistes damées de la station. Etant débutant, je me suis limité au 3 km (qui en réalité faisant un peu plus de 2 km).

L'avant course : Houston, on a un problème

Je me faisais un plaisir de participer à cette course, sauf que la récupération de l'Ecotrail (couru le week-end précédent) ne s'est pas passée comme prévu avec une grosse contracture qui est apparue le mercredi au quadriceps de la jambe gauche et qui a empiré le jeudi lors d'une d'une sortie trail. Je n'ai pu récupérer mon Compex que la veille au soir et j'ai enchaîné les séances d'électro-stimulation, y compris en conduisant pour aller sur la course, histoire de ne pas avoir de regrets.

La course : Mauvais calculs

Ne voulant pas me faire larguer par le groupe de tête, je suis parti bien trop vite, mon cœur montant en flèche à plus de 170 bpm. J'estime sur le moment le groupe de tête à 3 coureurs et j'en reprends un, puis deux, au bout d'une dizaine de minutes. Je suis donc 2ème, enfin c'est ce que je croyais. 

Concernant la contracture, aucune douleur pendant les 10 / 15 premières minutes, et c'est ensuite que cela s'est compliqué, surtout sur les replats, avec une gêne sensible mais qui ne m'a pas empêché de courir.

Encore 3ème à ce moment-là de la course

Arrivé à la zone de transition, je suis trop lent dans mes manipulations, et le coureur derrière moi me reprend 1 minute (!). Je conserve néanmoins un léger temps d'avance et repars quelques mètres devant lui. Cet écart va demeurer jusqu'à la dernière difficulté, où je faiblis et où il me passe. Je crois alors avoir terminé 3ème, sauf que j'ai mal compté au départ, et qu'un autre coureur était également parti devant moi. Je termine donc au pied du podium, 4ème, à la place du con ...

L'après-course : Bonne ambiance

C'est l'occasion de discuter avec les autres concurrents. J'apprends que le vainqueur est à plus de 150.000 mètres de D+ depuis le début de l'année en ski de rando. Je comprends mieux pourquoi il avait l'air si facile dans la montée.

En dehors du résultat, je ressors super content de ma participation à cette épreuve. C'est original, c'est bien organisé, et il régnait une bonne ambiance entre tous les participants. Bref, je recommande. 

Avec tous les participants après les podiums

dimanche 29 mars 2026

Ecotrail de Paris 2026 [45k]


Il s'agissait de ma deuxième participation à l'Ecotrail de Paris, la première sur ce format 45k, après une première participation en 2024 sur le 30k (à l'époque en préparation du marathon de Paris).

L'idée pour ce dossard était d'avoir un objectif en début de printemps, afin d'être un minimum sérieux à l'entrainement pendant la période hivernale. C'est à peu près ce qui s'est passé, ayant couru de façon régulière dès fin décembre, sans toutefois faire des volumes comme si je préparais un marathon pour battre mon record.

Avec cette préparation "moyenne", le résultat est correct. Sinon, je trouve la fin de parcours vraiment pénible et c'est probablement la dernière fois que je participe à cette course.

Résumé de la préparation

Sur ce premier trimestre, mon volume hebdomadaire en course à pied a tourné à environ 60km par semaine avec un max à 90km (S-2). D'expérience, je sais que c'est en cumulant des semaines à 90-100km que j'arrive à cranter un bon niveau de forme, ce qui n'a pas été le cas pour cet Ecotrail, la faute au ski de randonnée. Je viens de découvrir ce sport, et J'ADORE. Pour voir les choses du bon côté, je pense que c'est un bon outil pour progresser en endurance de force. 

Dans le contexte de cette préparation "correcte", je savais qu'il fallait que je sois modeste dans mes objectifs, et ce d'autant plus que je n'avais pas réalisé d’affûtage, avec des intensités la semaine de la course (4 x 4' + séance chez Summit Cycle). 

Avant cet Ecotrail, j'ai par ailleurs participé à deux courses durant ce premier trimestre 2026 :

  • Le 10 km des Champs Elysées le 1er février : il pleuvait, le parcours n'était pas spécialement roulant, et avec peu d'entrainement, je claque un sub 38' (37:55), tout à fait acceptable dans ce contexte ;
  • Le semi-marathon de Naples le 22 février : course très agréable, effectuée sous un beau soleil, mais avec une très mauvaise gestion de course liée à un départ trop rapide. La fin de parcours fût vraiment pénible et je termine en 1:23:01.

Résumé de la course 

Le départ se fait par vague de 500 coureurs sur la base du premier arrivé premier parti. J'arrive donc en avance pour être certain de partir dans la première vague et éviter les bouchons de début de parcours. Sauf que j'arrive trop en avance dans le sas et je dois m'arrêter au bout de 2 minutes pour uriner, perdant environ 40 secondes, et je me retrouve dans les derniers. Argh !!!

Au 10ème kilomètre, je me trompe de chemin, n'ayant pas vu la bifurcation et je reperds à nouveau c. 40 secondes, emmenant avec moi 5/6 autres coureurs dans mon erreur. Re-argh !!!

En dehors de ces tracasseries, j'avance à bon rythme et je reprends pas mal de concurrents (normal, je suis parti dans les derniers). Surtout, je me rends compte que je suis comparativement aux autres à l'aise dans les parties montantes. Il n'y a que 700m de D+ sur l'ensemble du parcours mais lorsque cela grimpe, il s'agit de vrais taquets, et je suis d'ailleurs surpris du nombre de coureurs qui marchent dès les premières montées. Sur la fin de course, il y a la fameuse cote du fer à cheval dans le Parc de Saint Cloud et je suis le premier étonné de la gravir sans marcher.

déjà à sec à l'approche de la Tour Eiffel 

Sur la 2ème partie de course, je me retrouve seul de temps à autres, et j'ai l'impression que les jambes vont lâcher, mais il n'en sera rien. La fin de parcours (8,5 km quand même !) se fait sur le bitume tout plat des quais de Seine et cette partie est vraiment sans intérêt aucun, mais c'est la seule façon d'arriver au pied de la tour Eiffel. Je commence à être à sec à 4 / 5 km de l'arrivée et je me fais d'ailleurs doubler juste après par ma prof de chez Summit Cycle. Re-re-Argh !!!

Statistiques de course

Index UTMB : 611

Classement : 49ème au scratch sur 1.769 et 1er en Master 2

Pas de chance pour moi, le niveau était sensiblement plus élevé qu'en 2025. Avec le même temps j'aurais terminé 23ème un an plus tôt.

jeudi 1 janvier 2026

Programme 2026 : Big Apple & Dolomites



Le programme de l'année 2026 s'organisera autour de deux grands objectifs :
  • L'ultra-trail du Lavaredo (120k, 5.800m de D+)
  • Le marathon de New York (again !)
Il s'agit dans les deux cas de courses auxquelles j'ai déjà participé, mais cela ne m'empêche pas d'être très content d'y retourner.

Lavaredo : Profiter des paysages et venger 2024

Pour la seconde fois en trois tentatives, le tirage au sort m'a été favorable pour cet ultra, et je suis particulièrement content d'y retourner, après une première participation en 2024 où l'avant-course avait été perturbé par des soucis logistiques. C'est une course magnifique, au moins aussi belle que l'UTMB si ce n'est plus, et de surcroît avec une longueur et un dénivelé qui me conviennent mieux.

A l'arrivée du Lavaredo en 2024


En termes d'objectifs, je vise avant tout d'être satisfait de mon résultat, c'est à dire d'effectuer une course régulière, sans subir de gros coups de barre. Si je peux réaliser une meilleure cotation ITRA que sur mes précédents ultras, tant mieux, mais cela ne sera pas le plus important.

Cette course, si je la termine, me permettra de participer au tirage au sort pour la Western States 2027.

New York : Viser le sub 2h40 ?

Je n'ai pas encore mon dossard, mais ayant réussi la qualification au temps sur ce marathon en 2025 (moins de 3h05 dans ma catégorie d'âge), j'ai normalement un dossard garanti qui m'attend en février.

C'est toujours un vrai plaisir d'aller sur ce marathon et même si je suis déjà très content de mon record sur cette épreuve (2h42 en 2024), je me dis qu'il y a encore potentiellement une amélioration possible, notamment compte-tenu du 2h43 réalisé en 2025 dans le contexte d'une préparation perturbée.


New York, ma course préférée, ici en 2024


Le sub 2h40 me semble un poil trop ambitieux, mais qui ne tente rien n'a rien. Un tel chrono pour mon niveau suppose un alignement parfait des planètes notamment en termes de préparation, de forme du jour, et de météo. Concernant cette dernière, elle a été très favorable ces deux dernières années (frais et sec), et cela risque de ne pas durer. Pour l'anecdote, à 3 jours près cette année, le marathon aurait été couru sous un déluge de pluies et de vent.

Cela sera ma septième participations (16', 17', 18', 19', 24', 25', 26'), mais je suis encore loin des 15 marathons (et plus) qui permettent de s'inscrire sans passer par les temps qualificatifs.

Les autres courses

Afin de passer un hiver studieux, je me suis inscrit à différentes courses au premier trimestre 2026, avec en février le 10k des Champs Elysées et le semi-marathon de Naples, puis en mars le 45k de l'Ecotrail de Paris.
En préparation de New York, je me suis inscrit aux 20k de Paris et je compte m'inscrire à Paris-Versailles. J'apprécie les deux parcours, et comme les départs sont près de chez moi, la logistique est grandement facilitée.

Coté vélo, et avec le Lavaredo, il ne m'est pas possible de participer à l'Etape du Tour. Comme en 2025, je compte prendre part à la montée chronométrée du Galibier dans le cadre de la cyclosportive Galibier Challenge.

Le planning complet

1er février : 10k des Champs Elysées*
22 février : Semi-marathon de Naples*
21 mars : 45k Ecotrail de Paris**
7 juin : Galbier Challenge*
26 juin : Lavaredo Ultra Trail***
27 septembre : Paris-Versailles**
11 octobre : 20k de Paris**
1er novembre : Marathon de New York***

* => Course sans objectif de performance
** => Course de préparation 
*** => Course avec objectif de performance


mercredi 31 décembre 2025

Bilan 2025 : Pas ma meilleure année


2025 n'aura pas été qu'une année de plaisir avec (i) deux passages aux urgences, le deuxième me privant d'une participation à la TDS, et (ii) deux épisodes de fatigue, le premier en début d'année et le deuxième après le marathon New York. Tous ces éléments font qu'il n'y a pas eu de grande satisfaction en 2025 et que j'ai envie de vite passer à 2026.

Néanmoins, il est toujours intéressant de faire le bilan de l'année, pour se remémorer les (rares) bons moments, et également identifier des axes d'améliorations pour l'année prochaine.


Bilan chiffré : une petite surprise

Le traditionnel graphique du bilan chiffré figure ci-dessous, et comme attendu suite aux différentes difficultés de l'année, le volume est globalement moins important que les années précédentes. Par contre, je pensais que je serai en retrait à la fois en course à pied et en vélo, mais petite surprise, j'ai autant couru que les années passées, et c'est surtout le vélo qui est en baisse.



Classement des courses : Bof

11ème sur 128 au Bernex Trail Challenge en 8:57:43
24ème sur 397 au semi-marathon du nouvel an de Zürich en 1:29:11
28ème sur 228 à la montée du Galibier en 2:14:36 
634ème sur 28.916 au 20km de Paris en 1:15:03
616ème sur 59.141 au marathon de New-York en 2:43:30


Marathon de New York, le cadeau de consolation de 2025


Les (quelques) satisfactions 

  • Le 2h43 à New York est le cadeau de consolation de l'année. Compte-tenu de la préparation minimaliste réalisée, cela doit m'inciter à viser plus haut pour la suite.
  • L'acquisition d'un studio fin 2024 en Maurienne fût la concrétisation d'un rêve, mais c'est également un vrai plus pour s’entraîner en montagne. Et même si je n'ai pas pu en tirer tous les bénéfices cette année, je suis certain que cela va m'aider par la suite à mieux m'entrainer en trail.
  • Une petite satisfaction aura été d'améliorer mon temps sur la montée du Galibier en vélo alors que j'ai vraiment peu roulé cette année, comme expliqué ci-avant. J'y vois deux explications potentielles : (i) une meilleure adaptation à l'altitude avec désormais plus de séjours à la montagne, et (ii) la sensation d'avoir gagné en puissance.

La Maurienne, c'est pas Chamonix, mais c'est quand même très bien ;-)


Les déceptions et axes d'amélioration

  • Ne pas avoir pu prendre le départ de la TDS est une vraie déception, ne pouvant pas concrétiser plusieurs mois d'entrainement et également manquer l'occasion de gagner de l'expérience en ultra. En outre, en étant DNS, je n'ai pas participer au tirage au sort pour la Western States 2026.
  • Deux épisodes de fatigue dans la même année doivent m'interpeller et m'interroger sur ma gestion de la fatigue et de la récupération. Pour le moment, je soupçonne un manque de sommeil de qualité.

Mes bonnes résolutions pour 2026

Afin d'éviter des états de fatigue analogues à ceux de 2025, voici mes résolutions pour 2026 :

  • Focus sur la qualité de sommeil, notamment en réduisant le café (max 1 par jour) et les écrans (plus d'écran le soir) ;
  • Deux jours par semaine sans entrainement de course à pied (a priori le lundi et le vendredi) ;
  • Bi-quotidien autorisé mais uniquement le week-end, jamais en semaine ;
  • Semaines de décharge à prévoir toutes les [x] semaines ;
  • Focus sur l'affûtage et la récupération, y compris pour les trails de préparation.

dimanche 9 novembre 2025

Marathon de New York 2025 : la happy end d'une année de malchance

Pour des raisons déjà évoquées précédemment, 2025 aura été une année marquée par la poisse, et alors que j'allais sur la pointe des pieds à ce marathon de New York, je m'en tire honorablement avec seulement 1 minute de plus que l'année dernière, et en réalisant mon 2ème chrono sur la distance.

Comme l'année dernière, le compte-rendu est sous forme d'une présentation disponible au lien ici.

mercredi 20 août 2025

TDS 2025 : Echec & Mat

Je ne prendrai pas le départ de cette TDS 2025, suite à une nouvelle péripétie intervenue à 6 jours de l'événement.  

Lors d'une sortie en forêt sur un véhicule de type quad ("jobber"), l'engin s'est retourné, retombant sur ma jambe gauche et créant une plaie profonde (de 1 à 2 cm). Le muscle du mollet a été atteint, mais il n'y a pas eu de fracture. 

 Le véhicule qui est retombé sur ma jambe.
Les conséquences auraient pu être bien plus graves ...

L'urgentiste qui m'a recousu m'a très fortement recommandé de ne pas prendre le départ de la TDS, les sollicitations répétées propres à ce type d'épreuves longue distance pouvant créer dans mon cas un syndrome des loges, qui pourrait s'avérer compliqué à soigner par la suite. Mon but étant de durer, et la participation à cette épreuve n'ayant rien d'exceptionnelle, je compte me ranger à son avis.

Les conséquences de ce DNS sont doubles :

  • D'une part, je ne participerai pas au seul ultratrail de mon calendrier 2025 ;
  • D'autre part, je ne pourrai pas m'inscrire au tirage au sort de la Western State 2026 (la fenêtre de qualification se termine le 2 novembre 2025, le jour du marathon de New York).

Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas ...

2025 aura été une année particulièrement marquée par la malchance. En plus de la réactivation d'une mononucléose déjà évoquée dans des précédents posts de ce blog, j'ai connu d'autres péripéties, dont voici la liste complète :

  • Réactivation d'une mononucléose (janvier). Niveau d'emmerdement : ***
  • Intoxication alimentaire (juin). Niveau d'emmerdement : *
  • Etat de fatigue général (juillet). . Niveau d'emmerdement : **
  • Chutes en trail avec plaie à la main nécessitant un passage aux urgence (aout). Niveau d'emmerdement : **
  • Accident en véhicule avec plaie profonde au mollet nécessitant un passage aux urgence (aout). Niveau d'emmerdement : ***

7 points de suture aux urgences d'Albertville
suite à une chute en trail


C'est quoi la suite ...

Je suis toujours inscrit pour le marathon de New York. Initialement j'avais un gros doute sur ma capacité à récupérer de la TDS. Désormais, l'enjeu sera de récupérer de cet "accident" avec probablement 4 semaines d'arrêt de la course à pieds. Mon objectif sera vraisemblablement d'effectuer une préparation honorable pour  New York, en vue de terminer en moins de 3h05 et me requalifier pour 2026 mais on n'en est pas encore là.


Les quelques enseignements de cette préparation à la TDS

Suite à la mononucléose du début d'année, j'ai voulu mettre les bouchées doubles pour rattraper le temps perdu, ne me reposant pas suffisamment avant et après le trail de Bernex en juin, et créant un état de fatigue général en juillet. L'une des règles de base de l'entrainement est de se reposer de temps à autre, ce que je n'ai pas fait.

Malgré un nombre de séjours sensiblement plus important en montagne, j'ai l'impression de ne pas avoir progressé ni en montée ni en descente. J'ai deux explications potentielles : (i) d'une part, un manque d'entrainement en janvier et février qui m'a fait prendre du retard, et (ii) d'autre part, des sorties en montagne effectuées uniquement en endurance. Concernant ce dernier point, il faudrait probablement que je fasse également des exercices de fractionnés en montagne comme sur la route.

En outre, j'ai toujours du mal à être bon en même temps sur route et en montagne, et là je ne vois pas de solution pour y remédier. A mon sens, la difficulté est principalement musculaire, avec des sollicitations très différentes. Sur route, j'arrive à compenser mon manque de puissance par de la fréquence de pieds, ce qui n'est pas possible en montagne.

samedi 2 août 2025

Bernex Trail Challenge 2025 - La Balade Chablaisienne



Le  premier semestre a été bien chamboulé par rapport au programme annoncé, si bien que ce trail de Bernex n'était que la 2ème course de l'année après le semi-marathon du nouvel an.

Il n'y avait pas d'objectif de performance, mais plutôt retrouver des sensations de course avant la TDS fin aout (149 km et 9 k de D+).  

Un début d'année sacrifié

Après la réactivation d'une mononucléose en janvier qui m'a littéralement défoncé, j'ai pris la décision de ne pas participer au programme de courses prévu, avec notamment un 75 km en avril pour lequel il était quasi certain que j'aurais été trop court en terme de préparation.

Dans un contexte où les inscriptions de dernières minutes sont de plus en plus difficiles, le trail de Bernex était une bonne solution. Un peut court en distance (seulement 63k), mais comme il s'agissait de seulement sa 3ème édition, il restait des dossards.


Un parcours alternant du très beau et du moins beau

C'était la première fois que je courrais dans le Chablais et j'ai été très agréablement surpris. C'est  bien différent du reste des Alpes, cela ne monte pas très haut, mais c'est par contre très pentu, avec la présence de blocs rocheux particulièrement imposants.

J'ai d'ailleurs été un poil surpris par la technicité des chemins. On était très souvent sur des singles, bien étroits et particulièrement caillouteux.

Le parcours passe malheureusement par des endroits moins agréables, je pense en particulier à la fin de la descente vers Abondance qui se fait sur une route bitumée, et la transition qui suit vers la Chapelle d'Abondance sur un chemin stabilisé le long de la rivière.

Ci-dessous : la vidéo officielle de la course




Une course pas trop mal gérée

Le départ était à 4h du matin (ça pique au réveil à 3h00 ...), et comme d'habitude, c'est parti à MACH 12, mais je n'ai pas essayé un seul instant de suivre. C'est déjà une bêtise d'une façon générale de partir trop vite, mais en plus avec la chaleur annoncée, cela aurait été totalement suicidaire.

Ce départ prudent m'a permis de remonter des concurrents tout du long de la course et de ne pas être trop mal sur la fin, même si les températures élevées se sont bien fait sentir à partir de 10 / 11 heures du matin.

Après quasiment 5 heures de course j'étais 14ème et je terminerai finalement 11ème. J'aurais aimé finir dans le top 10, loupé pour 2 minutes , mais que je n'ai jamais eu le 10ème en point de mir.

Par ailleurs, l'analyse des temps intermédiaires est intéressante pour les 3 coureurs qui terminent devant moi. Sur la 1ère partie du parcours, je leur concède entre 17 et 26 minutes, mais sur la 2ème partie, je leur reprends entre 14 et 16 minutes. Un beau pop-corn de leur part ... dommage que le parcours n'ait pas été un poil plus long.


Un résultat conforme à mon niveau

En termes de temps, et pour le symbole, je souhaitais terminer en moins de 9h00, et c'est chose faite finissant en 8h57.

Pour ce qui concerne l'index UTMB, je cote 654, ce qui est dans la norme de me résultats sur ce format inférieur à 100k. Pour mémoire, j'ai coté 652 à Montreux en 2023 (11h d'effort) et 647 à la Maxirace en 2022 (12h30 d'effort).

Je peux regretter de ne pas avoir bien géré l'affûtage, n'ayant pas suffisamment réduit le volume en particulier le week-end précédent. Il faudra s'en remémorer pour la suite.

Concernant la technicité des chemins, et après réflexion, je pense aussi que là où je m'entraine en montagne (en moyenne Maurienne), les chemins ne sont que rarement techniques (plus ou moins comme à l'UTMB).

mercredi 15 janvier 2025

Programme 2025



Toujours pas de Western State au programme, et vu les statistiques du tirage au sort, j'ai encore vraisemblablement 3 à 4 ans à attendre.

J'aurais par ailleurs beaucoup apprécié re-participer au Lavaredo (et prendre ma revanche sur 2024), mais le tirage au sort m'a également été défavorable.

Et comme ce n'est vraiment pas mon année de la chance, le tirage au sort pour le marathon de Tokyo (le dernier des majors que je n'ai pas couru), s'est lui aussi révélé négatif.

Pour assurer le coup, je n'ai pas cherché à être tiré au sort pour l'UTMB et je me suis inscrit à la TDS dès l'ouverture des inscriptions. Cette dernière est moins prestigieuse que l'UTMB, mais on profite quand même de l'ambiance de la course reine, et cela demeure également un très beau challenge sportif.

Pour mémoire, j'ai déjà participé à la TDS, c'était en 2018, le parcours était plus court (120km), et j'avais réalisé mon meilleur classement sur les courses de l'UTMB (50ème). Vu le relèvement général du niveau depuis quelques années, il me semble compliqué de faire aussi bien. Je suis néanmoins super content à l'idée de revenir à Chamonix, 3 ans après ma dernière participation (UTMB 2022), et j'aurai l'occasion de préparer cet ultra dans de bonnes conditions, disposant désormais d'un studio à la montagne.

Cette TDS sera le principal objectif de ma saison 2025, et il n'y aura pas de marathon.

Pour l'instant, je n'ai rien prévu à la suite de la TDS, car d'expérience, je sais qu'il me faut 6 à 8 semaines pour digérer physiquement ce type de course.

Sinon, voici le programme complet pour cette année 2025 :


Semi-marathon du nouvel an à Zurich, 1er janvier 2025

Rien de mieux pour commencer l'année que de courir ;-) C'était la 2ème fois que je participais à cette course, 11 ans après ma 1ère participation. Par -3° je termine 9ème en 1:29:11 soit 10 secondes de plus qu'en 2014, et une place de mieux (9ème).


Par contre, pas de chance, j'ai attrapé la grippe quasiment dans la foulée :-( et depuis, ça ne va vraiment pas fort. 

Update du 25/01/2025 : ce n'est pas la grippe, mais la mononucléose, et ça peut durer plusieurs semaines ... très mauvaise nouvelle pour la suite de la saison. 


Night cross de Bouffémont, 1er février 2025

Il s'agit d'un trail de nuit de 20 km qui se déroule en banlieue parisienne. L'idée était d'avoir au moins une compétition pendant l’hiver, mais vu comment la reprise est compliquée, ça risque de se transformer en entrainement ou en forfait ...

DNS pour cause de mononucléose 

Trail du Cap Sizun (Pointe du Raz en Bretagne), 2 mars 2025

Il s'agit d'un trail de 30 km (600m de D+) le long de la côte bretonne. Le parcours semble magnifique, il n'y aura pas d’objectif de performance, juste profiter.

DNS pour cause de mononucléose 

Semi-Marathon de Paris, 9 mars 2025

Je n’aurais pas dû m’inscrire à cette course (inscription réalisée en mars 2024 dans la foulée du marathon). Placée une semaine après le trail du Cap Sizun, je n’aurai pas d’objectif de chrono.

DNS, en manque d'entrainement suite à ma mononucléose

Transaubrac, 19 avril 2025

Ce trail de 75 km (2.500m D+ & 3.100m D-) sera le premier vrai rendez-vous de l’année. Sur un parcours roulant, l'objectif sera d'arriver en forme et d'être content de ma performance.

DNS, en manque d'entrainement suite à ma mononucléose

TDS, 25 aout 2025

Un parcours un peu plus court qu'un UTMB (148 km / 9.300m D+) mais qui ne doit surtout pas être pris à la légère. J'ai l'impression de pouvoir faire mieux que sur mes deux derniers ultras (Leadville et Lavaredo), et j'espère que cette course sera l'occasion de concrétiser ces espoirs. 

DNS, suite à un accident une semaine avant la course 

mardi 31 décembre 2024

Bilan 2025 : 2 (belles) satisfactions et 2 (petites) déceptions


As usual, c'est le moment de faire le bilan de mon année sportive. 


Les deux satisfactions

Le marathon de New York

J'améliore de plus de deux minutes mon record sur mon marathon préféré, bref, c'était comme dans un rêve ;-).

Compte-rendu ici

I love this marathon


L'ascension du Mont Blanc

Venant régulièrement à Chamonix, cette ascension me trottait dans la tête depuis un petit moment. Je reconnais avoir eu un peu de réussite avec des conditions météos favorables dès ma première tentative :-)

Compte-rendu ici

Avec le soleil dans les yeux



Les deux déceptions

Marathon de Paris

Après un automne 2023 où je suis tombé malade plusieurs fois, je n'étais pas en super état au moment de la reprise et j'ai eu l'impression de courir après la forme tout au long de la préparation. La contre-performance (2:46 versus objectif < 2:45) n'était donc pas complètement une surprise.

Compte-rendu ici

Lavaredo Ultra Trail

La préparation n'a pas été super sérieuse et avec les quelques péripéties d'avant course, l'objectif fût finalement d'être simplement finisher. Néanmoins, j'ai découvert une course magnifique (probablement plus belle que l'UTMB) et je compte y revenir, pour peu que le tirage au sort me soit favorable.

Compte-rendu ici

Les magnifiques Tre Cime



Le bilan quantitatif

En termes de volume, 2025 est en ligne avec les années passées, avec près de 500 heures de sport sur l'année. On est très loin des sportifs de haut niveau, à titre de comparaison Mathieu Delpeuch annonce 805h pour cette année. Pour ma part avec le travail, et le besoin de couper physiquement et mentalement, il me semble compliqué de faire plus. 

Par sport, n'ayant pas participé à l'Etape du Tour cette année, le volume continue de baisser en vélo.



jeudi 26 décembre 2024

Marathon de New York 2024 : what else ?

Après une année 2024 marquée par plusieurs déconvenues (semi et marathon de Paris, Lavaredo), le marathon de New York était la dernière occasion de l'année pour "faire un résultat".

In fine, le chrono réalisé de 2:42 est au-delà de mes espérances. Avoir réalisé ce chrono, sur ce marathon qui me tient tellement à cœur (5ème participation), est  une grande satisfaction personnelle.

Le compte-rendu est différent dans sa forme des précédents, avec une présentation à télécharger au lien suivant : cliquez ici.



mardi 9 juillet 2024

Lavaredo Ultra Trail : Content malgré tout

un parcours magnifique 


Je me suis présenté au départ de cet ultra (120k) dans des conditions si défavorables que je doutais vraiment de mes chances de finir. Parti lentement, dans les derniers, je termine honorablement en 20h (297ème sur 1.614 partants et 1.240 finishers). 

Alors que je devrais être déçu d'avoir mis 2 heures de plus que mon objectif, je ne ressens aucune déception, et c'est même plutôt le contraire, satisfait d'avoir relevé un défi improbable.

La préparation : Pas top

Comme l’année dernière, il m’a bien fallu 3 à 4 semaines pour digérer le marathon de Paris et avoir ré-envie de m’entraîner avec de gros volumes. Sauf que contrairement à Leadville en 2023, le Lavaredo ne se déroule pas en août mais en juin, d’où une préparation trop courte pour correctement préparer l’événement. En conséquence, j'y suis allé sans grosse ambition, juste terminer dans un chrono acceptable, et surtout évoluer dans des montagnes magnifiques.

L’avant course : Stress maximum

Sachant que la course partait le vendredi à 23h, je devais initialement prendre l'avion la veille pour arriver vers 23h00-23h30 à mon hôtel de Cortina. C’était déjà un timing serré, sauf que mon avion a été annoncé avec d’abord une 1 heure de retard, puis 2 heures (ce qui aurait fait arriver vers 1h00-1h30 du matin), pour être finalement annulé.

J'ai immédiatement regardé les vols du lendemain matin pour Venise (aéroport le plus proche de Cortina) et ils s’affichaient à 1.500 euros puis 2.200 euros 10 minutes plus tard. Voyant un vol pour Milan à un prix raisonnable, je l'ai réservé sachant que cela impliquait ensuite plus de 5 heures de voiture. 

Le jour du départ de la course, je me suis donc levé à 5h15 pour prendre l'avion pour Milan. Sauf que bien entendu, l’avion a eu du retard, et ma valise est sortie après tout le monde. Sur la route, c'était très chargé, avec de nombreux ralentissements, au point de douter d’arriver avant l’heure limite de retrait des dossards (19h). Pour perdre un minimum de temps, le déjeuner se résuma à un sandwich mangé tout en conduisant. 

Arrivé à 17h45 à Cortina pour un départ à 23h, il fallait impérativement entre-temps (i) faire le check-in de la chambre, (ii) récupérer le dossard, et (iii) manger. J’ai réussi à m’allonger 1 heure et à dormir 30 minutes. La journée a été tellement stressante que j’avais l’impression d’être totalement vidé nerveusement, au point de me demander s’il était raisonnable de prendre le départ. En accord avec mon entraîneur, l’idée était au moins d’essayer, n'ayant rien à perdre, et de partir très lentement.

L'analyse de ma course

Les deux / trois premières heures furent pénibles avec une impression jamais ressentie, comme un flou dans ma tête, ce n’était pas des vertiges, mais une sensation de ne pas être bien. Finalement, la 2ème partie de la nuit s’est mieux passée, et j’ai ensuite enchaîné des périodes de bas et de mieux, comme c'est habituellement le cas en ultra. C'est à partir du 80/90ème kilomètres que je suis franchement rentré dans le dur, faisant d'ailleurs une vrai pause une fois arrivée au col Gallina, ce qui se voit dans le graphique ci-dessous sur le temps intermédiaire suivant (Rifugio Averau).



En termes de classement, ma stratégie de départ prudent s'est révélée bénéfique, avec une progression continue au classement. Une fois de plus, je réalise que l'on ne part jamais trop lentement sur ultra. A partir du Col Gallina, je pensais vraiment perdre beaucoup de places au classement, mais finalement les écarts étaient faits et j'ai limité la casse. La descente finale étant plutôt roulante, je me suis challenger à reprendre le plus de coureurs, me permettant de re-rentrer dans le top 300 (297 ème) comme le montre le graphique ci-dessous.



In fine, il est difficile d’être satisfait d’une course où je cote 553 à l'index UTMB, assez loin de mes plus hauts, et où je termine loin de l’objectif des 18 heures. Toutefois, au vu du contexte, il y a la satisfaction d’avoir su gérer / dépasser les difficultés, et en toute modestie, je suis fier de ce que j'ai fait.

Quelques enseignements

Les pieds

Tout s’est bien passé sur la première partie, mais sur la deuxième partie, une succession de petites erreurs (crème hydratante au lieu de mettre de la Nok, changement pour une semelle interne qui favoriserait les échauffements) a provoqué des ampoules, alors que musculairement j’ai été très bien jusqu’à la fin.

La nutrition

J'ai eu une sensation de dégoût pour les barres énergétiques dès les premières mastications, malgré avoir testé depuis le début de l'année un grand nombre de marques. Le seul aliment solide qui passait bien était les bananes.

Par contre, aucun problème avec tout ce qui était liquide, qu'il s'agisse de boisson (la mienne de chez Overstim ou celle de l’organisateur de chez Naak), ou de compotes Andros Sport, ou encore des nouveaux gels de chez Baouw.

La digestion

Pas de problèmes digestifs mais lorsque je comprends que je dois aller à la selle, j’ai franchement intérêt à y aller car je ressens quasi-instantanément un mieux.



Mon avis sur cette course : go for it !

Cette course est MAGNIFIQUE. Pour ma part, je la considère comme plus belle que l'UTMB. Je connaissais déjà les Tre Cime, mais d'autres parties du parcours sont tout autant magnifiques.


de bon matin aux Tre Cime


En point d'attention, je soulignerais l'importance pour un bon coureur de ne pas partir trop à l'arrière du peloton, car il y a pas mal de singles ou l'on est bloqué (et notamment dès la première descente).

Je dirais que le seul point négatif, c'est le transport, qui est long / compliqué depuis la France.




dimanche 9 juin 2024

Ascension du Mont-Blanc : Un souvenir à vie !

Forcément ravi d'avoir pu concrétiser ce rêve dans de bonnes conditions


Etant venu à de nombreuses reprises à Chamonix pour des trails (OCC 2015, Marathon du Mont-Blanc 2016, CCC 2016, TDS 2018, UTMB 2021 et 2022) ou pour se préparer à ces courses, j'avais depuis un petit moment l'envie de monter jusqu'au sommet du Mont-Blanc, et c'est grâce à mon coach actuel qui m'a mis en relation avec un guide que j'ai pu concrétiser ce projet.

Pour aller à l'essentiel, j'en retiens un très grand moment, où il est vrai que j'ai eu un peu de chance : 

  • Alors que ce printemps 2024 a battu des records de précipitations, les conditions météos m'ont été favorables. Le sommet était totalement dégagé (les nuages en dessous), et surtout sans vent. Pouvoir contempler les alentours, en étant au dessus de tout, j'ai particulièrement apprécié ce moment ;
  • Alors que l'on parle souvent de sur-fréquentation au Mont-Blanc, j'ai croisé (très) peu de monde, probablement parce qu'encore au tout début de la saison touristique. Sans vraiment forcer, nous avons (avec mon guide) doublé tous les autres groupes, si bien que nous sommes arrivés les premiers au sommet, qui était rien que pour nous - oh yeah !
Pour tous ceux que cela intéresserait, j'ai repris ci-dessous les faits marquants de cette très belle aventure.

L'itinéraire

Il existe différentes voies pour accéder au sommet. En l'espèce, mon guide avait retenu la voie habituelle pour les novices comme moi, qui passe par le refuge du Goûter.

Pour cet itinéraire, le départ se fait habituellement du Nid d'Aigle (2.372m), sauf que le train y menant n'ouvre qu'à partir du 15 juin, si bien que nous sommes partis des Bettières, quasiment 900 mètres plus bas.

En outre, mon guide préfère un itinéraire sur 3 jours (plutôt que 2 jours) afin de franchir le passage du Goûter le matin à l'aller et au retour, à un moment où le risque d'éboulement est moindre. Le déroulement de ces 3 jours fut le suivant : 

  • 1er jour : Les Bettières (1.500m) => Refuge de Tête Rousse (3.167m). 
  • 2ème jour : Tête Rousse (3.167m) => Mont-Blanc (4.809m) => Refuge du Goûter (3.835m)
  • 3ème jour : Refuge du Goûter (3.835m) => Les Bettières (1.500m)


La difficulté

Concernant la difficulté physique, et probablement compte tenu de mon volume d'entrainement, je n'ai pas trouvé cela dur, juste long. La journée la plus dure, la 2ème, a représenté pour moi un effort d'environ 8h30. C'est plus fatiguant qu'une marche classique, car on évolue dans de la neige avec des chaussures lourdes, et en altitude. L'avantage par rapport à un trail, c'est qu'il n'y a pas de barrière horaire.

Concernant la difficulté technique, il n'y a rien eu d'insurmontable pour quelqu'un comme moi sans grande expérience de la marche avec crampons. Néanmoins, il y a deux passages où il faut faire particulièrement attention. 

Le premier passage se situe situé au niveau de l'arrête des bosses, où avec le réchauffement climatique une crevasse s'est formée depuis 2/3 ans, ce qui conduit à devoir désormais franchir à la montée et à la descente une pente de glace d'environ 50° sur 25 mètres. Vous êtes bien sûr encordés mais quand même.

Le 2ème endroit un peu chaud concerne l'éperon rocheux juste avant le refuge du Goûter. C'est pentu, avec des passages exposés, et même s'il y a des câbles quasiment tout du long et que l'on est encordé, on se dit qu'il ne faudrait quand même pas trébucher. A la montée, ça va, c'est plus à la descente où l'on est moins en confiance.

Le passage de l'éperon rocheux juste avant le refuge du Goûter

Concernant le terrible couloir du Goûter (102 décès entre 1990 et 2017...), il était encore entièrement enneigé, et je n'ai vu aucun éboulement de pierres. Par contre, il était vraiment préférable de le franchir le matin, car l'après-midi de mon ascension, des coulées de neige avaient dévalées la pente.

Finalement, ce que j'ai trouvé le plus difficile, c'est la 1ère nuit à Tête Rousse, où littéralement entouré de deux ronfleurs, j'ai du dormir 3 heures. Pas top, avant de grimper le Mont-Blanc, mais avec l'excitation, c'est passé, j'étais juste fatigué en fin de journée. 


L'habillement

Etant début juin, il y avait encore beaucoup de neige, et il faillait clairement s'habiller chaudement au-dessus de Tête Rousse. Toutefois je n'ai jamais eu froid, étant vêtu de la façon suivante :

  • Bas : pantalon Odlo + pantalon de ski doublé polaire ;
  • Haut : manche longue Odlo + 2ème couche polaire + veste imperméable. J'avais également pris une petite doudoune, mais je ne m'en suis pas servi.


Le coût

En ayant effectué l'ascension en 3 jours et avec un guide juste pour moi, il est aisé de payer sensiblement moins, mais voici en toute transparence les coûts que j'ai encourus :

  • 1.200 euros pour le guide ;
  • 550 euros (environ) pour les deux nuits en refuge pour le guide et moi, avec diners, petits-déjeuners, bouteilles d'eau (8€ les 1,5 litres ...) et également quelques petits plaisirs (pâtisseries, bières, gâteaux apéros, ...) ;
  • 91 euros pour la location du matériel, à savoir des chaussures cramponables, un casque, des bâtons et des raquettes (non utilisées). Sur les recommandations de mon guide, je suis allé à la boutique Snell Sport de Chamonix, sachant qu'il ma fourni les autres éléments (baudriers, crampons, piolet) ; 
  • 45 euros pour l'achat de guêtres (Snell Sport n'en loue pas, et mon guide n'en avait pas à me fournir).


Next ?

Si j'ai particulièrement apprécié cette expérience, cela ne m'a pas pour autant donné envie - pour le moment - de réaliser d'autres ascensions.


La partie finale de l'ascension