- L'ultra-trail du Lavaredo (120k, 5.800m de D+)
- Le marathon de New York (again !)
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| New York, ma course préférée, ici en 2024 |
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| New York, ma course préférée, ici en 2024 |
2025 n'aura pas été qu'une année de plaisir avec (i) deux passages aux urgences, le deuxième me privant d'une participation à la TDS, et (ii) deux épisodes de fatigue, le premier en début d'année et le deuxième après le marathon New York. Tous ces éléments font qu'il n'y a pas eu de grande satisfaction en 2025 et que j'ai envie de vite passer à 2026.
Néanmoins, il est toujours intéressant de faire le bilan de l'année, pour se remémorer les (rares) bons moments, et également identifier des axes d'améliorations pour l'année prochaine.
Bilan chiffré : une petite surprise
Le traditionnel graphique du bilan chiffré figure ci-dessous, et comme attendu suite aux différentes difficultés de l'année, le volume est globalement moins important que les années précédentes. Par contre, je pensais que je serai en retrait à la fois en course à pied et en vélo, mais petite surprise, j'ai autant couru que les années passées, et c'est surtout le vélo qui est en baisse.

Classement des courses : Bof
11ème sur 128 au Bernex Trail Challenge en 8:57:43![]() |
| Marathon de New York, le cadeau de consolation de 2025 |
Les (quelques) satisfactions
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| La Maurienne, c'est pas Chamonix, mais c'est quand même très bien ;-) |
Les déceptions et axes d'amélioration
Mes bonnes résolutions pour 2026
Afin d'éviter des états de fatigue analogues à ceux de 2025, voici mes résolutions pour 2026 :
Je ne prendrai pas le départ de cette TDS 2025, suite à une nouvelle péripétie intervenue à 6 jours de l'événement.
Lors d'une sortie en forêt sur un véhicule de type quad ("jobber"), l'engin s'est retourné, retombant sur ma jambe gauche et créant une plaie profonde (de 1 à 2 cm). Le muscle du mollet a été atteint, mais il n'y a pas eu de fracture.
| Le véhicule qui est retombé sur ma jambe. Les conséquences auraient pu être bien plus graves ... |
L'urgentiste qui m'a recousu m'a très fortement recommandé de ne pas prendre le départ de la TDS, les sollicitations répétées propres à ce type d'épreuves longue distance pouvant créer dans mon cas un syndrome des loges, qui pourrait s'avérer compliqué à soigner par la suite. Mon but étant de durer, et la participation à cette épreuve n'ayant rien d'exceptionnelle, je compte me ranger à son avis.
Les conséquences de ce DNS sont doubles :
Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas ...
2025 aura été une année particulièrement marquée par la malchance. En plus de la réactivation d'une mononucléose déjà évoquée dans des précédents posts de ce blog, j'ai connu d'autres péripéties, dont voici la liste complète :
Après la réactivation d'une mononucléose en janvier qui m'a littéralement défoncé, j'ai pris la décision de ne pas participer au programme de courses prévu, avec notamment un 75 km en avril pour lequel il était quasi certain que j'aurais été trop court en terme de préparation.
Dans un contexte où les inscriptions de dernières minutes sont de plus en plus difficiles, le trail de Bernex était une bonne solution. Un peut court en distance (seulement 63k), mais comme il s'agissait de seulement sa 3ème édition, il restait des dossards.
C'était la première fois que je courrais dans le Chablais et j'ai été très agréablement surpris. C'est bien différent du reste des Alpes, cela ne monte pas très haut, mais c'est par contre très pentu, avec la présence de blocs rocheux particulièrement imposants.
J'ai d'ailleurs été un poil surpris par la technicité des chemins. On était très souvent sur des singles, bien étroits et particulièrement caillouteux.
Le parcours passe malheureusement par des endroits moins agréables, je pense en particulier à la fin de la descente vers Abondance qui se fait sur une route bitumée, et la transition qui suit vers la Chapelle d'Abondance sur un chemin stabilisé le long de la rivière.
Ci-dessous : la vidéo officielle de la course
Le départ était à 4h du matin (ça pique au réveil à 3h00 ...), et comme d'habitude, c'est parti à MACH 12, mais je n'ai pas essayé un seul instant de suivre. C'est déjà une bêtise d'une façon générale de partir trop vite, mais en plus avec la chaleur annoncée, cela aurait été totalement suicidaire.
Ce départ prudent m'a permis de remonter des concurrents tout du long de la course et de ne pas être trop mal sur la fin, même si les températures élevées se sont bien fait sentir à partir de 10 / 11 heures du matin.
Après quasiment 5 heures de course j'étais 14ème et je terminerai finalement 11ème. J'aurais aimé finir dans le top 10, loupé pour 2 minutes , mais que je n'ai jamais eu le 10ème en point de mir.
Par ailleurs, l'analyse des temps intermédiaires est intéressante pour les 3 coureurs qui terminent devant moi. Sur la 1ère partie du parcours, je leur concède entre 17 et 26 minutes, mais sur la 2ème partie, je leur reprends entre 14 et 16 minutes. Un beau pop-corn de leur part ... dommage que le parcours n'ait pas été un poil plus long.
En termes de temps, et pour le symbole, je souhaitais terminer en moins de 9h00, et c'est chose faite finissant en 8h57.
Pour ce qui concerne l'index UTMB, je cote 654, ce qui est dans la norme de me résultats sur ce format inférieur à 100k. Pour mémoire, j'ai coté 652 à Montreux en 2023 (11h d'effort) et 647 à la Maxirace en 2022 (12h30 d'effort).
Je peux regretter de ne pas avoir bien géré l'affûtage, n'ayant pas suffisamment réduit le volume en particulier le week-end précédent. Il faudra s'en remémorer pour la suite.
Concernant la technicité des chemins, et après réflexion, je pense aussi que là où je m'entraine en montagne (en moyenne Maurienne), les chemins ne sont que rarement techniques (plus ou moins comme à l'UTMB).
| un parcours magnifique |
| de bon matin aux Tre Cime |
Cette première course de l'année 2024 était avant tout l'occasion de casser la routine des sorties hivernales, mais il était bien clair que je n'avais aucun objectif de performance. De plus, pris d'un rhum (encore !) les quelques jours avant, je n'étais pas dans des dispositions idéales.
Sur la course en elle-même, c'est la première fois que j'y participais. Elle a comme avantage d'être proche de chez moi (en forêt de Montmorency, en banlieue parisienne) et de proposer différents parcours le samedi et le dimanche, si bien que je me suis inscrit au 10k du samedi et au 30k du dimanche (il y a également un 10k de nuit le samedi et un 40k le dimanche).
| En leader du pack ;-) |
Maxicross = Maxi boue
Ce n'est qu'une fois que l'on a participé à la Maxicross que l'on comprend mieux son nom. Cette édition 2024 était selon certains coureurs particulièrement boueuses, avec quelques portions qui ressemblaient plus à du patinage artistique, surtout pour ma part qui n'avait pas pris des chaussures assez crantées. Des Salomons Speedcross (ou équivalant) étaient probablement le bon choix, mais je n'en n'ai pas ...
Oups, j'ai coupé le parcours (et deux fois !)
Le tracé s'amuse à nous en faire prendre le plus grand nombre possible des petites côtes de la forêt, si bien qu'il y a parfois des virages à 90 degrés, voir en épingle. Cela demande une certaine attention, car on peut facilement louper une bifurcation. En toute bonne foi, j'ai involontairement coupé le parcours lors des deux courses. La 1ère fois, j'étais seul, et d'autres coureurs m'ont ensuite accusé d'avoir coupé (mais je vous jure, je n'ai pas fait exprès !) et c'est comme cela que je m'en suis aperçu. La 2ème fois j'étais avec d'autres coureurs et personne du groupe ne s'en est aperçu sur le moment (NB : la 1ère fois, je suis allé me signaler auprès du chronométreur qui m'a répondu que je n'étais pas le seul dans ce cas).
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| En vert, le parcours officiel du 10k En rouge, le raccourci pris (involontairement) |
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| En bleu, le parcours officiel du 30k En rouge, le raccourci pris (involontairement) |
Un résultat "pas trop mauvais"
Sans affûtage et sortant d'un rhum, le résultat n'est pas trop mauvais, terminant :
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| Rue principale de Leadville |
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| Le parcours = un aller-retour entre Leadville et Winfield, avec un double passage à 3.750m (Hope Pass) |
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| Magnifique Cervin |
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| @ Tignes, avec Ugo Ferrari et Martin Gaffuri |
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| Ken Chlouber prêt à donner le départ avec son fusil - J'étais juste à coté de lui ! |
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| Dans la montée de Hope Pass (photo prise lors de la reco) |
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| Au sommet de Hope Pass, coté Winfield (photo prise lors de la reco) |
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| Mission accomplie, la big buckle est « in the pocket » 😊 |
Après une première participation en 2021 où je m'étais efforcé de finir malgré de douloureuses ampoules aux pieds, j'aspirais à prendre ma revanche, avec un résultat en 2022 au-delà de mes espérances, passant sous les 30 heures, soit 7 heures de mieux que l'année passée (!). Pour faire une comparaison, je dirais qu'il y a le moins de 3h sur marathon et le moins de 30h sur UTMB : avec un tel chrono, on n'est clairement pas une star, mais on a déjà un niveau honorable. Il m'est certainement possible de faire mieux, mais contrairement à l'année dernière, cela me suffit désormais.
Au-delà du résultat, et contrairement à 2021, j'ai eu la double satisfaction (i) d'avoir été à l'aise et de prendre du plaisir pendant les 120 / 130 premiers km, et (ii) de réussir à courir les parties roulantes, même après 100 km. Cet UTMB m'a permis de me réconcilier avec cette distance - ça valait le coup de réessayer !
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| Débriefing à l'arrivée avec le coach |
Le déroulé de la course
Mal placé au départ
Juste avant le départ, je dépose mon sac d’allègement pour Courmayeur et constate tous les sacs déjà présents dans le gymnase. Je comprends alors que je risque d'être très mal placé au départ, ce qui fut exactement le cas ... Les 300/400 premiers mètres furent particulièrement "chiant", avec une succession de ralentissements, puis une file compacte de coureurs jusqu'aux Contamines, sans toutefois avoir l'impression de perdre beaucoup de temps. Sachant que j'étais 712ème au col de Voza, je devais vraisemblablement être aux alentours de la 1.000ème place au départ.
A mon sens, les organisateurs devraient mettre en place un 2ème sas, en plus de celui des élites, pour les coureurs ambitieux (par exemple indice UTMB > 600). Cela fluidifierait grandement le peloton, et ce serait aux bénéfices de tous. J'ai du mal à comprendre l'intérêt pour un coureur lent de ce mettre juste derrière les élites et de se faire doubler de façon continue sur les premiers kilomètres.
A noter que les conditions météo ont été quasiment parfaites tout au long de la course. Pendant toute la semaine, la pluie était annoncée pour la nuit, mais finalement pas une goutte, et surtout ni trop chaud en journée et ni trop froid durant la nuit.
Sur les premières heures, les sensations physiques ne sont pas mauvaises, je suis dans les temps sans forcer, mais bizarrement la tête n'y est pas. Je n'ai pas envie de courir et je me pose même la question d'abandonner. Je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi mon cerveau raisonnait de la sorte. Puis finalement, après les Contamines, tout est redevenu dans l'ordre mentalement.
Mon autre inquiétude sur ce début de course, c'est l'alimentation. Mon assistance ne pouvait pas se rendre aux Contamines, car tous les tickets de navette avaient été vendus (carton rouge à l'organisation sur ce point) et j'avais fait le choix de déposer la veille sur le parcours, caché sous des cailloux, mon ravito pour la nuit. Sauf qu'en course, j'ai été incapable de le retrouver. A-t-il été découvert ? Ai-je cherché à un mauvais endroit ? Pris de stress, je ne me suis pas attardé, si bien qu'en arrivant aux Contamines, j'ai fait main basse sur les mini-sneakers et les mini-mars pour ne pas me retrouver en hypoglycémie au milieu de la nuit. Ces bombes à sucres rapides n'étaient pas l'idéal mais cela à quand même fait l'affaire !
Des Contamines (31 km) à Courmayeur (80 km) : tout en gestion
Tout le monde le dit, la course commence à partir de Courmayeur, et aller trop vite avant, c'est la quasi-certitude de vivre des moments durs sur la 2ème partie de course. Comme mentionné précédemment, j'avais imprimé tous mes temps de passage et aux Chapieux, après 7h de course, j'étais à la minute près dans mes temps de passage, et à Courmayeur, j'avais "seulement" 16 minutes d'avance sur mon plan de marche. Surtout, j'avais l'impression de ne pas forcer et d'être beaucoup plus "frais" qu'en 2021.
De Courmayeur (80 km) à Champex (126 km) : jusqu'ici tout va bien
Cette section comporte de nombreuses parties roulantes où j'ai réussi à courir, et sans forcer je me suis constitué un petit pécule qui ira jusqu'à près de 1h d'avance.
Au terme de cette 2ème participation, je réalise que l'UTMB est vraiment une épreuve hybride. Il faut de la puissance pour les montées et les descentes, mais il faut aussi des qualités de coureur pour avancer à bon rythme sur les parties roulantes. Me concernant, j'ai toujours manqué de puissance, que cela soit en vélo ou en course à pied, et sur cet UTMB, je me suis souvent fait doubler en montée, mais par contre, sur le plat, j'en ai aligné plus d'un ;-)
Dans les quelques péripéties de course, mon assistance est arrivée trop tard à Champex, ayant perdu du temps à trouver le départ de la navette dans Orsières (accès à Champex fermé pour les voitures). Franchement, cela n'a pas été préjudiciable pour la suite.
De Champex (126 km) à Vallorcine (153 km) : il faut maintenir l'avance
Je sais que la dernière partie à compter de tête-aux-vents m'est particulièrement défavorable, et qu'il me faut absolument conserver de l'avance sur mon tableau de marche. En conséquence, je scrute systématiquement mes temps de passage, et j'arrive presque à conserver mon heure d'avance, alors que je commence à être mis en difficulté, ce qui parait normal après 130 km de course.
Parallèlement, les problèmes gastriques débutent, avec du dégoût pour la nourriture solide et ayant l'impression que mon corps ne l'assimile plus.
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| Vue sur Trient (au milieu) et le col de la Forclaz (à droite) |
De Vallorcine (153 km) à Chamonix (171 km) : à moi le sub-30h
A la sortie de Vallorcine, j'ai la conviction que sauf défaillance ou blessure, je devrais largement passer sous les 30h. Toutefois, cette section m'est particulièrement défavorable, trop raide, trop technique, surtout qu'avec la fatigue et la nuit, je perds de la lucidité dans ma lecture du terrain.
Comme à chaque fois à cet endroit (CCC 2016, UTMB 2021, UTMB 2022), je me fais doubler. Au passage, je ne vois aucun plaisir dans cette section, et même plutôt du danger, avec un terrain où il est impossible de courir mais où il est par contre très très facile de se tordre une cheville. Pourquoi ne pas emprunter le même parcours qu'au marathon du Mont-Blanc, qui mène également à la Flègère ?
Pour situer mon temps de cette année sur cette section, je l'ai comparé à ceux précédents :
Néanmoins, mon chrono de 2022 est lent. A titre de comparaison, un coureur qui était avec moi à Vallorcine à l'UTMB 2022 a mis 3:04 sur cette section, soit 39 minutes de moins que moi ...
Après des arrivées à deux heures du matin ou plus sur la CCC, la TDS et l'UTMB, je termine enfin pas trop tard (un peu après 11h du soir) et c'est clairement beaucoup plus sympa, avec encore de l'ambiance dans les rues de Chamonix.
Quelques éléments d'analyse
Le graphique ci-dessous montre mes écarts de temps par rapport à mon plan de marche pour terminer en 30 heures. On voit bien le départ conforme au plan, la constitution d'un matelas de sécurité en début de 2ème partie de parcours, puis le ralentissement sur la fin.
Sinon, pas de chance pour moi, je claque mon chrono l'année où la densité des coureurs sur le haut du classement est la plus forte de ces dernières éditions. Par exemple, Ugo Ferrari met 1 heure de moins qu'en 2021 (23:38 vs 24:35), et pourtant termine moins bien classé (26ème vs 18ème). Il y a eu moins d'abandons cette année chez les élites, peut-être notamment de part les conditions météos très favorables. Tout cela n'a pas fait mes affaires, car avec le même chrono et fonction des années, j'aurais pu terminer dans le top 100, comme le montre le graphique ci-dessous.
Années non reprises dans le graphique : course annulée en 2010 ; parcours raccourci en 2012 ; parcours modifié en 2017 ; parcours modifié en 2018 ; course annulée en 2020
Deux anecdotes
Hoka est là !
Hoka est devenu le sponsor titre de l'épreuve, et c'était quasi-impossible de ne pas s'en rendre compte. D'une part, leur boutique à l'entrée du village des exposants était juste énorme, et d'autre part, ils ont installé une animation lumineuse juste avant Notre-Dame-de-la-Gorge, où les coureurs devaient passer dans des cerceaux lumineux. C'était amusant.
Quasiment toute l'épreuve avec un même coureur
Du col de la Seigne jusqu'au pied de Tête-aux-Vents, j'ai fait la course avec un même coureur, sauf que nous n'avions pas exactement les mêmes qualités. Il me mettait la misère en montée et en descente, et j'arrivais à recoller sur les parties plates et en étant plus rapide aux ravitos. Il a déménagé de la Bretagne pour Chambéry et m'a indiqué que les activités comme le ski de randonnée l'avaient clairement aidé à passer en cap en trail. Je sais ce qu'il me reste à faire 😊.
What's next ?
Pour moi, et en toute modestie, il s'agit d'un aboutissement, et je n'ai pas l'intention de me tourner vers des épreuves du type Tor des Géants ou la Petite Trotte à Léon. Pourquoi pas refaire un UTMB, car je sais désormais que je peux y prendre du plaisir, mais ce ne sera pas à court terme, n'ayant pas de running stones. Cela pourrait être également un 100 miles plus roulant, comme les Américains savent le faire. J'ai une attirance pour Leadville mais mon coach m'a chauffé pour la Western State, me disant que j'étais chanceux au tirage au sort et qu'il avait un plan pour moi pour ne pas subir la chaleur. On verra ...
Sinon, dès lundi j'étais de retour au travail et il parait que j'avais la tête de quelqu'un de fatigué. Surprenant, non ?
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| Tout de même un peu fatigué après cet UTMB .... |