- Mes congés annuels ne seront pas consacrés à la préparation d'un ultra comme cela était le cas ces derniers étés - j'envisage à la place de randonner en Suisse ;
- Je ne participerai pas à l'Etape du Tour. Positionnée une semaine après le Lavaredo, c'était prendre le risque d'une récupération insuffisante et de vivre une journée galère.
dimanche 7 janvier 2024
2024, le programme
dimanche 31 décembre 2023
Bilan 2023
Désolé pour l'autosatisfaction, mais j'ai été ravi de cette année sportive 2023 😀
Tout n'a pas été parfait, mais je continue d'améliorer mes chronos (pour la dernière fois ?) et de vivre de belles aventures comme à Leadville.
Les satisfactions :
- Etre passé sous les 2h45 sur marathon (2h44) et claquer 1h16 sur semi, des résultats qui me semblaient inaccessibles il y a quelques années ;
- Avoir terminé la Leadville 100 en moins de 25h (22h38), et ainsi ramener la big buckle ;
- Zermatt, un très bel endroit pour s'entrainer, j'y reviendrai et probablement dès l'été 2024.
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| Mon nom en plein milieu de la big buckle de Leadville, pas possible de faire mieux ;-) |
Les déceptions :
- Ne pas avoir été à 100% à Leadville, avec notamment des problèmes digestifs qui ont pourri ma course et me font perdre probablement 1 heure ;
- Le Covid attrapé 3 semaine avant le marathon de Paris, et qui doit me coûter 1 à 2 minutes ;
- La panne d'essence dans le dernier col de l'Etape du Tour, la faute à la chaleur et à un manque de fraîcheur ;
- Beaucoup de difficultés à me remettre au sport après Leadville, entre manque d'envie et virus.
Quelques enseignements, constats, réflexions :
- Ai-je encore une marge de progression sur marathon ? Si j'arrive à retrouver mon niveau de 2023, mais sans tomber malade, et avec des conditions météos favorables (ça fait beaucoup de conditions !) il y a probablement moyen de gratter 1 à 2 minutes ;
- Suis-je marathonien ou ultratrailer : pas de préférence, j'aime bien les deux, pourvu que l'ultra soit roulant ;
- Plusieurs fois malades, il y a probablement des choses à faire en termes d'alimentation et de sommeil ;
- Avec désormais une voiture et un vélo à Chambéry, cela me semble la bonne organisation pour passer un maximum de week-ends à la montagne entre mai et septembre.
Le bilan quantitatif
Avec un volume global de près de 500h, c'est un bon score, sans toutefois être un record. Pour faire mieux, il aurait fallu que je tombe moins malade (rhum à noël 2022, Covid en mars, virose en novembre).
Par sport, je ne me souvenais pas avoir fait autant de vélo en 2022, mais avec un marathon de printemps en 2023, j'ai du dès janvier mettre l'accent sur la course à pied.
Les résultats complets de l'année
- 7ème sur 259 au trail de Glazig (classement cumulé 9k + 26k) ;
- 10ème sur 413 au Trail de Glanum (15k) ;
- 15ème sur 170 au MXAlps à Montreux (70k) ;
- 28ème sur 365 à Leadville (160k) ;
- 371ème sur 45.373 au semi-marathon de Paris en 1:16:58 ;
- 554ème sur 50.780 au marathon de Paris en 2:44:53 ;
- 614ème sur 11.791 à L'Etape du Tour ;
- 650ème sur 2.981 au 10k de la Corrida d'Issy-les-Moulineaux.
| Le Cervin, à l'approche de Hörnlihütte |
lundi 11 septembre 2023
Leadville 100 : Dans le dur du début à la fin, mais un souvenir à vie
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| Rue principale de Leadville |
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| Le parcours = un aller-retour entre Leadville et Winfield, avec un double passage à 3.750m (Hope Pass) |
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| Magnifique Cervin |
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| @ Tignes, avec Ugo Ferrari et Martin Gaffuri |
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| Ken Chlouber prêt à donner le départ avec son fusil - J'étais juste à coté de lui ! |
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| Dans la montée de Hope Pass (photo prise lors de la reco) |
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| Au sommet de Hope Pass, coté Winfield (photo prise lors de la reco) |
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| Mission accomplie, la big buckle est « in the pocket » 😊 |
- Tout ultra-trail a ses spécificités, si bien qu'à mon sens ce n'est jamais à sa première participation que l'on va faire son meilleur temps ;
- Courir à 3.000m est clairement un facteur supplémentaire de difficulté, il ne faut surtout pas prendre à la légère ce paramètre (la difficulté supplémentaire entre 2.000 et 3.000m est bien plus importante qu'entre 1.000 et 2.000m) ;
- La nourriture salée sur les efforts longs est impérative pour moi ;
- Sur l'origine de mes problèmes gastriques, je n'ai pas encore trouvé de réponse ;
- Mon index UTMB pour cette course n'est pas encore disponible, mais sur la base des résultats antérieurs, ma cotation serait de 649, soit un peu mieux qu'à l'UTMB 2022 (640). En supposant que mes problèmes gastriques m'ont coûté 1 heure, ma cotation serait de 684 ;
- Un magasin à Leadville (Montezuma) vend des polaires qu’ils fabriquent sur place, les couturières étant d’ailleurs visibles depuis l’intérieur de la boutique. Le process pour acheter est un peu compliqué, car il faut réserver d’avance un créneau. Je ne le savais pas, mais le vendeur plutôt sympa, me dit qu'il fait une exception pour moi car je suis de l’étranger. On discute, et m'indique qu’il va courir la Leadville 100 et viser un top 10 (il avait terminé 11ème en 2021) ! Malheureusement, il était dans un jour sans, je le doublerai dans la montée de Hope Pass, et il abandonnera à Winfield ;
- A la seule boutique de Twin Lakes, j’achète des timbres pour la France, et la caissière américaine me dit qu’elle a été fille au pair à Sèvres et qu’elle va pacer son copain pour la Leadville 100. Après le vendeur de Montezuma, je me dis que tous les locaux sont concernés d’une façon ou d’une autre par cette course !
- Au ravitaillement de May Queen, une bénévole me demande d’où je suis en France et lui réponds de Normandie, elle me dit qu’elle a des amis qui habitent à Camembert ... soit juste à 9km de Livarot, le village où j’ai vécu jusqu’à 18 ans et où je passe encore pas mal de mes week-ends !
- L’atmosphère est incroyable :
- Les crews mettent une super ambiance aux ravitos, en particulier celui de Twin Lakes ;
- La plupart des concurrents sont extrêmement bienveillants envers les uns et les autres (bien plus qu'en France) ;
- Cette épreuve est portée par la charisme de Ken Chlouber, son discours sur la ligne de départ m'a électrisé ;
- Cette course à des petites particularités qui misent bout-à-bout font son charme, je pense notamment :
- Au début et à la fin donnés par un coup de fusil (vidéo ici) ;
- Au passage de la rivière les pieds dans l'eau ;
- A la boucle de ceinture remise aux finishers, c’est quand même plus stylé qu’une polaire sans manches ;-)
- Les paysages : je ne dirais pas que le Colorado est plus beau que les Alpes, mais ces montagnes sont différentes et valent le coup d’être découvertes.
- Le coût de la participation ;
- La contrainte de devoir s’acclimater pour ne pas trop subir l'altitude durant la course ;
- La nécessité d’être raisonnable sur les randonnées et visites d’avant course pour ne pas trop se fatiguer, mais sinon il y a de magnifiques endroits à découvrir ;
- Les purs montagnards seront peut-être frustrés d’une course qui manque de dénivelé, mais pour un "runner" comme moi c’était parfait !
- Réserver au plus tôt votre hébergement, car les capacités d’accueil sont limitées à Leadville en particulier, et dans le Colorado en général ;
- Concernant l’altitude, difficile de donner des conseils, l’idéal serait d’arriver 3 semaines avant, ce qui ne parait guère réaliste pour la plupart des coureurs ;
- Je suppose que l’altitude créée une sur-fatigue, qui se manifeste surtout en deuxième partie de course, et qui explique le fort taux d’abandon. Il est donc d'autant plus important de partir prudemment ;
- Au ravitaillement, c’est essentiellement du sucré qui est présent. Pour du salé, c’est plutôt à prévoir soi-même ;
- En termes de chaussures, il faut privilégier un modèle mixte route et chemin pour la partie entre Leadville et Twin Lakes (Hoka ATR dans mon cas) et un modèle plus typé montagne pour la section entre Twin Lakes et Winfield (Saucony Peregrine pour moi) ;
- Concernant les bâtons, je ne les ai pris que pour la section entre Twin Lakes et Winfield. Pour les autres parties, ils ne me semblent pas indispensables ;
- De mon expérience, le temps change très vite dans le Colorado. Le scénario habituel, c'est un grand ciel bleu au matin, puis des nuages qui arrivent en matinée, pour terminer par un orage plus ou moins violent dans l’après-midi. Dans ce contexte, une veste de pluie tout au long de la course me semble indispensable (pour mémoire, aucun matériel obligatoire !).
vendredi 21 juillet 2023
L'Etape du Tour 2023 : dans le dur !
| Le col de Joux Plane m'a mis au supplice ... et d'autres aussi |
8ème participation à l'Etape du Tour pour un résultat qui à l'arrivée m'a semblée bof-bof, étant moins bien classé cette année que l'année dernière. Au-delà du classement, le parcours se révélà très plaisant, avec des vues magnifiques sur le lac Léman et le Mont-Blanc. Bien que ce tracé ne comportait pas de cols ou montées mythiques, il n'en n'était pas pour autant facile, avec deux belles difficultés en fin de parcours, le col de la Ramaz et le col de Joux Plane.
Le déroulé de la course
Je partais cette année du premier sas, et un peu par hasard, j'étais bien placé, à quelques mètres seulement de l'arche de départ. A refaire, je me placerais plus à l'arrière du sas, les premiers kilomètres s'étant révélé particulièrement stressants, me faisant dépasser de tous les côtés et étant le témoin d'une chute juste devant moi.
Le parcours comportait quatre petites ascensions (Col de Saxel, col de Cou, col du Feu, col de la Jambaz) et deux belles montées (col de la Ramaz et col de Joux-Plane). Avec seulement 2.000 km dans les jambes depuis le 1er janvier, j'ai cherché à gérer mon effort, et c'est finalement dans Joux-Plane que j'ai "explosé", mettant 11 minutes de plus que lors de la reconnaissance.
Cette défaillance est à mon sens liée à trois raisons :
- Un manque évident de fraîcheur avec un week-end précédent intense, et une dernière semaine sans déchargement ;
- Un manque de sortie longue en lien avec un volume plus réduit (85h de vélo au S1 en 2023 Versus 134h en 2022, soit -37%) ;
- Une montée finale en plein soleil, avec des températures élevées.
L'analyse du résultat
Comme indiqué précédemment, mon classement de cette année est moins bon qu'en 2022, toutefois, en y regardant de plus près, il y a deux motifs de réconfort :
- Mon classement relatif est meilleur en 2023, étant 614ème sur 11.791 finishers versus 546ème sur 8.707 en 2022 ;
- Mon écart de temps avec le vainqueur est moindre en 2023, 132% versus 137%.
Par ailleurs, les écarts sont vraiment très serrés. En mettant 11 minutes de moins, mon classement se serait amélioré de l'ordre de 180 places (!).
Lorsque l'on regarde col par col, je suis de mieux en mieux au classement, alors que j'ai plutôt sensiblement décliné sur la fin. A mon sens, cette progression s'explique principalement par le départ trop rapide de bon nombre de concurrents.
- 1.394ème au col de Saxel
- 909ème au col de Cou
- 1.051ème au col du Feu
- 602ème au col de la Ramaz
- 626ème au col de Joux-Plane
| Cette étape se déroulait pour partie dans la vallée verte et on comprend pourquoi. |
dimanche 25 juin 2023
Il y a 20 ans, je courais mon premier marathon
mercredi 5 avril 2023
Marathon de Paris : Un nouveau record aux forceps
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| Quand t'es en PLS à l'arrivée ... |
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| Au chaud dans le pack, place de la Bastille |
- Un marathon de dimension internationale dont le départ est à 5 stations de métro de chez soi, c'est quand même l'idéal en termes de simplicité d'organisation, et beaucoup moins cher. Cela me donnerait presque envie de revenir l'année prochaine ;
- La difficulté du parcours me semble moindre qu'à Boston ou New York, même si le 2ème semi n'est pas de tout repos, avec les passages dans les souterrains des quais, puis le faux plat montant des derniers kilomètres ;
- J'avais le sentiment d'être très en jambe pour le semi, et beaucoup moins pour le marathon, mais pour quelles raisons ? Est-ce uniquement le Covid et / ou un affutage mal géré ?
- La préparation d'un marathon de printemps me semble toujours plus compliquée qu'à l'automne, principalement compte-tenu des changements de temps ;
- J'ai cherché à m'alimenter de façon plus conséquente sur les deux premières heures de course, sans constater un éventuel gain. Sinon, et comme d'habitude, c'est toujours quasi impossible pour moi d'ingérer quoi que ce soit durant les 10/15 derniers kilomètres ;
- La fin de parcours dans le XVIème plutôt que dans le Bois de Boulogne me semble une très bonne chose. Alors qu'avant on terminait dans un no man's land, il y a désormais plus de spectateurs au moment où on en a le plus besoin.
- La préparation fut perturbée par le Covid, à un moment important ;
- Je n'étais pas dans un grand jour ;
- Le parcours de Paris n'est pas des plus roulant ;
- Les conditions météo de cette édition 2023 (vent, humidité) n'étaient pas des plus favorables.
- En 2014 : 158 coureurs étaient sous les 2h45 pour 38.673 finishers, soit moins de 0,5% ;
- En 2023 : 557 coureurs sont sous les 2h45 pour 50.756 finishers, soit plus de 1,0%.
- Le confinement qui a conduit à plus de pratiquants ?
- Un sport devenu "branché" grâce aux réseaux sociaux et des groupes comme Jolies Foulées ou TRC ?
- Les chaussures à semelles carbones qui ont indéniablement un impact sur les performances.
- Au départ, en étant en SAS préférentiel, j'étais placé juste derrière les élites, ce qui m'a permis d'apercevoir quelques "stars" comme Medhi Frère (qui termine 1er français), Benjamin Polin (équipe de France du 100km), Faustin Guigon (partenaire d'entrainement de Medhi Frère), ou encore Vincent Viet ;
- Dans le métro du retour, je me retrouve avec Simon Dugué, dont j'apprécie particulièrement la chaine Youtube, et son ami Baptiste Chassagne (très récent champion de France de trail long), ce qui m'a donné l'occasion d'échanger avec eux quelques minutes pour mon plus grand plaisir.
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| Compex + Tour des Flandres : La récup. peut commencer ;-) |
vendredi 10 mars 2023
Semi de Paris - BOOM !
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| Ne surtout pas oublier d'arrêter sa montre sur la ligne d'arrivée ! |
Après deux trails sur ce début d'année pour s'amuser (Trail de Glazig et Trail Alpilles Glanum), les choses sérieuses sont arrivées avec le semi-marathon de Paris, qui est le rendez-vous du début d'année pour m'étalonner.
Je me savais bien préparé et il me semblait possible de faire tomber mon record de 2014 (1:20:59), espérant au mieux un chrono juste en dessous des 1:20:00.
Pour ne pas faire durer le suspense, je termine en 1:16:58, ce qui (pour mon modeste niveau) me semble tout simplement stratosphérique.
Comment l'expliquer ?
Non, je n'ai pris ni EPO, ni hormone de croissance, ni stéroïde, ni testostérone. En outre, je vais avoir 43 ans cette année, et il me semble évident que l'on ne progresse plus à cet âge là. Par contre et pour la première fois, j'ai couru avec des chaussures à plaque carbone, et je pense que cela fait une ENORME différence.
J'ai lu différents articles, pas toujours sourcés, qui indiquent un gain de temps de l'ordre de 1 à 3%, ce qui représente pour moi de 1 à 2,5 minutes sur semi. Et pour le marathon, c'est le double, soit potentiellement jusqu'à 5 minutes. Waouh !!!
En termes de préparation pure, après l'UTMB qui m'a demandé 6/8 semaines de récupération, j'ai repris progressivement l'entrainement en novembre. Pour la 1ère course, un 10k à Madrid le 31 décembre, j'étais un peu malade et aussi bloqué en course par le flux des coureurs, si bien que le chrono ne voulait pas dire grand-chose (39 minutes). Aux trails de Glazig et de Glanum, j'ai obtenu de bons classements (respectivement 7ème et 10ème), mais sans connaitre la valeur des autres concurrents.
En termes de volume, le tableau ci-dessous atteste de la reprise progressive, pour culminer avec une semaine à 100km à S-3. Juste une remarque : parce que cela m'amuse, je fais une fois par semaine une séance sur home trainer en groupe (Summit Cycling). Sans cette séance, mon kilométrage serait plus important de 10 / 12 km par semaine.
Sinon, avec un problème de raideur musculaire à la reprise (piriforme ?), je me suis astreint à un travail très régulier d'étirements et de renforcement musculaire. Cela a probablement été un petit plus pour ce semi, mon hypothèse étant qu'avec un meilleur gainage, on optimise le renvoi d'énergie des plaques carbones.
En termes de poids, j'étais à 64,5 kg ce qui est convenable mais je peux encore perdre +/- 1,5 kg (et j'ai encore 4 semaines pour y arriver ;-). J'étais à 70,1 kg au 1er janvier, et il évident que ce ne sont pas les mêmes sensations cinq kilos en moins.
Enfin, coté travail, c'était plus calme c'est deux dernières semaines, et je devais vraisemblablement être bien reposé.
Analyse de ma course
Je suis parti sur un rythme plutôt rapide par rapport à mon objectif de 1:20:00 et je me suis dit que tôt au tard, ça allait craquer. Mais en fait non, ça a tenu jusqu'au bout, réussissant même à très légèrement accélérer tout au long du parcours, comment le montre l'analyse des temps ci-dessous.
A chaque kilomètre, je lapais ma montre, et j'avais du mal à croire aux chiffres qui s'affichaient. Ce n'est qu'au passage du 17ème que j'ai commencé à calculer. Passant en 1:02:00, je réalise qu'en étant même à 4 minutes au km pour les 4 derniers km, je serai en moins de 1:18 - Oh putain !
C'est aussi à partir de ce moment là que j'ai eu l'impression d'être vraiment dans le dur, et encore plus sur la toute fin de parcours, où je dois me faire dépasser par 3/4 coureurs. Pourtant, non je n'ai pas ralenti, étant en 3:35 sur ce dernier km.
Au moment de passer la ligne, j'arrête ma montre et 1:16:59 s'affiche. J'espère ne pas avoir appuyé trop tôt et que le chrono officiel sera lui aussi sous les 1:17:00, ce qui sera effectivement le cas, étant finisher selon le site internet de la course en 1:16:58. Oh, yes !
Petit bonus, je bats également mon record sur 10k, en 36:13, entre le 10ème et le 20ème (précédent record en 38:01 qui datait de 2015).
Mise en perspective
En 2014, avec un temps de 1:20:59, je terminais 283ème sur 32.912 finishers.
En 2023, avec un temps de 1:16:58, je termine 371ème sur 45.373 finishers.
Ainsi, et malgré 4 minutes de moins, mon classement relatif est quasiment le même, terminant en fin du premier centile (0,82 / 100 en 2023 Vs 0,86 / 100 en 2014).
On en déduit facilement que l'avant du peloton va plus vite, mais pourquoi ?
La réponse évidente est de mettre en avant la démocratisation des plaques carbones. Toutefois, cela ne me semble pas suffisant, le gain étant estimé à entre 1 et 3%, alors que mon chrono s'est amélioré de 5%.
Je suppose un plus grand intérêt pour la course à pied avec notamment les confinements qui ont renforcé sa pratique. Il en résulte une plus grande densité de coureurs chez ceux avec un profil compétiteurs.
Des ambitions à la hausse pour le marathon de Paris
La prochaine course, c'est le marathon de Paris, et les ambitions sont naturellement à la hausse. Je me voyais bien améliorer mon PB de 1 minute et terminer en 2h48. Mais avec ce chrono de 1:16:58, je dois clairement viser plus haut. Lorsque l'on regarde le tableau de Jack Daniels (VDOT), le temps prédictif sur marathon pour un semi en 1:17 est de 2:41. Cela me semble très / trop ambitieux, passer sous les 2:45 serait déjà un énorme accomplissement. De surcroit, le vrai objectif 2023, c'est Leadville, et pas la peine de risquer la blessure en voulant décrocher la lune.
Petit retour sur les chaussures magiques
Etant un fan depuis plusieurs années de la marque Saucony, c'est leur modèle à plaque carbone que j'ai choisi, à savoir l'Endorphin Pro 3.
Cela me faisait vraiment mal au c.. de payer 230 euros et j'ai attendu une remise d'un revendeur en ligne, pour ne débourser "que" 180 euros. Sachant que ces chaussures ont une durée de vie plus limitée, je n'ai effectué qu'un seul entrainement avant le semi-marathon de Paris (ce n'était probablement pas assez pour s'y habituer). Pour le reste, je courre tous mes entrainements avec des Saucony Kinavara, qui sont pour moi une très bonne paire de running. Elles sont légères, dynamiques, amortissantes, confortables, avec un prix très raisonnable ... bref à mon sens, elles n'ont que des qualités.
Saucony a récemment lancé la Endorphin Elite (300 euros !!!) qui selon leur discours marketing est bien évidemment encore plus performante, mais je ne vais pas craquer, la Pro 3 fait déjà bien le boulot ;-)
Par ailleurs, en termes de sensation, je ressens surtout l'amorti de la chaussure, bien plus que le renvoi d'énergie. En outre, et j'avais déjà eu cette impression avec les Ultra Glide de Salomon, leur profil incurvé me semble clairement favoriser le déroulé de ma foulée au sol.
Enfin, je n'ai quasiment pas eu de douleur musculaire post course, confirmant la réputation très amortissante des nouvelles mousses.
Pour l'autosatisfaction, évolution de mon PB sur semi-marathon
- 2003 : 1:27:00
- 2013 : 1:22:51
- 2014 : 1:20:59
- 2023 : 1:16:58
Protocole alimentaire / A se souvenir pour le marathon de Paris dans 4 semaines
Juste en pense-bête personnel :
- Recharge glucidique à la maltodextrine de manioc (endur'active) : ok
- Remplacer yaourt au lait par soja pour le petit déjeuner d'avant course : ok
- Gel Maurten à la caféine : consistance compacte pas pratique à ingérer, gout très / trop sucré => Non validé, rester sur la version de base
dimanche 22 janvier 2023
Programme 2023 : All for Leadville !
D'ici là, le début d'année sera identique à l'année dernière, avec le trail de Glazig en Bretagne puis le semi-marathon de Paris, qui me "force" à rester sérieux pendant l'hiver.
Ensuite, j'enchainerai avec le marathon de Paris, pas pour battre mon record, mais au minimum pour passer sous les 3h.
Il y aura sinon un trail long de préparation pour Leadville, qui sera le 70k du Trail Festival de Montreux. Son profil est bien plus montagneux que Leadville (5.100m de D+), mais la date et la logistique m'ont fait choisir cette course.
Sinon, et comme l'année dernière, je m'autorise un petit plaisir en participant à l'Etape du Tour pour la 8ème fois (2011x2, 2012, 2013, 2015, 2019, 2022, 2023). Comme en 2022, pas d'objectif de performance, juste le plaisir de réaliser une grande journée de vélo sur des routes totalement fermées.
vendredi 6 janvier 2023
Bilan 2022 : La revanche
Après une année 2021 où j'étais ressorti très frustré de mon UTMB, 2022 m'aura permis de prendre ma revanche sur cet ultra, et c'est LA satisfaction de cette année.
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| Un bon résumé de 2022 :-) |
Comme en 2021, il m'aura fallu 6/8 semaines pour totalement récupérer de ce 100 miles, et pour cette raison, je n'ai quasiment rien fait après.
Le résumé des courses
- Janvier / Trail de Glazig (20k + 12k) : couru en sortie de Covid, j'ai surtout été content de constater que ce virus était derrière moi ;
- Mars / Semi-marathon de Paris (1:22:11) : un chrono comparable aux précédents, preuve que j'arrive à me maintenir malgré mon passage en catégorie master ;
- Avril / La Diagonale des Yvelines (50k) : première victoire en master, yes ! même si en vrai, c'était une course à saucissons ;
- Mai / La MaXi-Race (88k) : un trail magnifique, avec un résultat un poil en dessous de mes espérances ;
- Juillet / l'Etape du Tour (548ème) : une belle journée de vélo, la performance était secondaire ;
- Aout / UTMB : un chrono sous les 30h qui suffit amplement à mon bonheur ;
- Décembre / 10k de Madrid : malgré des conditions défavorables (rhum, surpoids, bouchons), j'arrive à descendre sous les 40 minutes.
Quelques moments marquants
- Paris-Normandie en vélo, c'est toujours sympa ;
- La sortie vélo où je découvre au retour que le Galibier est fermé pour causse d'épreuve cyclo, si bien que l'entrainement prévu pour environ 135 km s'est transformé en raid solitaire de 210 km et 4.500m de D+ un jour de forte chaleur ...
- La journée de l'Etape du Tour : levé à 5h30, couché à minuit, avec entre les deux, 30 km en vélo pour aller au départ, les 167 km de l'EdT, puis 20 km en courant pour retourner à la voiture (et 1.000m de D-), puis encore 6h30 de voiture pour retourner à Paris ;
- Une sortie trail dans les Alpilles mal préparée qui devait être de max 2h, pour finalement durer 3h30, en manque d'eau et en période de canicule ...
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| EdT terminée, je me change pour redescendre (en sneakers !) de l'Alpe d'Huez à ma voiture :-) |
Le volume annuel
J'ai moins couru que l'année dernière (-61h) principalement parce que j'ai fait beaucoup plus de vélo. J'adore rouler et l'achat d'un 2ème vélo m'a permis de plus facilement pratiquer les week-end, que je sois en Normandie ou à Paris.
Dans une moindre mesure, le Covid en début d'année, et un tapering plus important en vue de l'UTMB ont également réduit le volume de course à pied.
Globalement et avec 524h, c'est la 2ème fois que je dépasse les 500h, pas très loin de mon record de 2019.
La suite ?
J'ai été refusé à la Western State, et sans running stones, je ne pourrai pas être retenu pour l'UTMB. Ma dernière chance pour un ultra, c'est Leadville, et la réponse c'est le 9 janvier. Wait & see ...
Je ne m'en lasse pas :-)
























