Si je devais retenir une image de cette course, c'est l'arrivée face au Mont-Blanc. C'est tout simplement magnifique, grandiose, magique. Malgré la fatigue de près de 6 heures de course, je suis resté ébahi par la beauté du lieu.
Coté performance, il n'y avait rien de particulier à espérer compte-tenu de ma (non) forme du moment. Néanmoins, avec la CCC dans deux mois, ce fût l'occasion d'une mini-répétition.
Ma course en mode finisher
Pour la faire courte, c'est la première fois que je me présentais sur un marathon avec aussi peu d'entrainement. Rien à espérer, juste terminer.
Le départ étant donné à 7h, il faut se lever à ... 4h. Mon hôtel si situant en face d’une boite de nuit, le bruit des clients me réveillera finalement dès 3h30 :-(
Les premiers kilomètres sont constitués de montées "raisonnables". Toutefois me sachant un peu juste physiquement, je n'hésite pas à marcher dans les quelques coup-de-culs à passer. D'ailleurs, cela ne m'a pas pénalisé par rapport aux autres coureurs.
Les premiers kilomètres sont constitués de montées "raisonnables". Toutefois me sachant un peu juste physiquement, je n'hésite pas à marcher dans les quelques coup-de-culs à passer. D'ailleurs, cela ne m'a pas pénalisé par rapport aux autres coureurs.
La montée vers l'aiguillette des posettes arrive, avec une première partie très raide. La fin de l’ascension se fait en passant quelques névés et malheureusement le brouillard empêche d'apprécier pleinement la beauté des lieux.
Arrive la descente, puis un passage dans la vallée, suivi de la montée finale vers Altitude 2000 en passant par la Flégère. Le parcours est à ce moment commun avec celui de l'OCC, courue en août dernier. Avec une cheville en vrac, cela avait été à l'époque un vrai moment de torture, surtout cette petite redescente jonchée de branches et de caillasses où j'avais souffert le martyr. Cette fois, je suis beaucoup mieux, et c'est une petite satisfaction.
La toute dernière rampe est terrible (je me fais d'ailleurs dépasser) mais la récompense avec la vue sur le Mont-Blanc est à la hauteur.
Analyse de la performance
Mais comment sont attribués les n° de dossard ? |
Les metrics :
Commençons par une évidence : c'est mon plus mauvais temps sur marathon et j'espère que cela le restera pour toujours ! Il est aussi certain que je n'étais pas sur un pic de forme, et il est raisonnable de penser que je peux faire mieux.
Par ailleurs, deux choses m'ont surprises. La première concerne ma vitesse en montée et en descente. Je me considère plutôt comme un bon grimpeur et un mauvais descendeur, mais sur cette course, ce ne fût pas exactement le cas. Je me suis régulièrement fait doubler en montée mais j'ai limité la casse en descente.
C'est visible dans le classement intermédiaire ci-dessous où je perds notamment 10 places dans la montée finale (entre la Flégère et Planpraz) mais où par contre je ne rétrograde que de 4 places entre le col des Posettes et Le Tour (de 217ème à 220ème)
265ème à Argentière (1,257m)
221ème à Vallorcine (1,276m)
217ème à Col des Posettes (1,998m)
220ème à Le Tour (1,476m)
203ème à Tré le Champ (1,391m)
187ème à la Flégère( 1,866m)
197ème à Planpraz (2,081m)
Un mot sur l'organisation
J'ai trouvé ça plutôt bien organisé avec une particularité qui m'a fait plaisir, le contrôle des sacs au départ et surtout à l'arrivée. Des pénalités horaires ont été infligées à ceux qui n'étaient pas en mesure de présenter le matériel obligatoire.Et puis aussi et surtout, bravo aux organisateurs pour leur stand bière gratuit pour les coureurs à l'arrivé !